Monoprix, du street art au slip art ?

Le 27 août dernier, pour la rentrée scolaire 2014, l’enseigne Monoprix sortait fièrement une collection « Street Art » réalisée en collaboration avec 3 artistes. Outre du matériel scolaire, bien sûr, la collection comprenait principalement du linge de maison et des vêtements : t-shirts, casquettes, foulards… Et même quelques culottes.

Donnant ainsi lieu, sur la toile, à un débat sur le bien-fondé d’une telle collaboration et l’éventuelle récupération marketing d’un courant artistique ayant le vent en poupe… Et, dans la rue, à une joyeuse contre-attaque de l’artiste franco-américain Martin Parker, amateur d’actions pirates.

De manière ironique, ce dernier a en effet apposé sur les vitrines de plusieurs Monoprix à Paris de fausses affiches publicitaires reprenant la charte graphique de l’enseigne avec des slogans tels que « Soupe de Street Art Saveur Marketing » ou « Street Art pour les Quiches (100% Marketing) ». L’histoire ne dit pas si la démarche, issue d’une culture urbaine pour le moins engagée, aura su séduire les amateurs de street art à la tête de Monoprix.

Interviewé par Graffiti Art Magazine, Martin Parker indiquait en outre : « Je peux entendre le discours de certains artistes concernés tentés de dire que cette collection petit prix est une façon pour le grand public de s’offrir de l’art à moindre coût. Je les invite à descendre dans la rue y remettre le street art qui n’aurait jamais dû la quitter. C’est encore là qu’il est le plus abordable. »

(Martin Parker, « ‘Collaboration’, tout est dit ! », Graffiti Art Magazine #23, page 17).

Max - Monop Chat

Illustration : Maxime Diet Loisier

 

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